|
|
CHAMBON-sur-VOUEIZE |
| Conseil Général Mieux lire écrire et compter en Limousin Offre de Formation Permanente Individualisée et gratuite, non rémunérée. Département de la Creuse Aubusson : APP, esplanade Charles de Gaulle - 23200 Aubusson, tél. 05.55.66.17.62 Contact: Pascale Buchet Bourganeuf : APP, 28, rue du Billadour - 23400 Bourganeuf, Tél. 05.55.54.00.12 Contact: Pascale Buchet Guéret : APP, rue Alexandre Guillon, immeuble du CRCAM - 23000 Guéret, tél. 05.55.52.47.09 Contact: Pascale Buchet La Souterraine : APP, Maison des Jeunes et de la Culture - 27, rue Lavaud - 23300 La Souterraine, Tél. 05.55.63.76.97 Contact: Pascale Buchet (APP : Ateliers de Pédagogie Personnalisée) Ateliers Gratuits et Ouverts à Tous (à partir de 16 ans) Savoir : Remplir un formulaire, noter une information, aider son enfant, s'orienter dans la ville, utiliser l'informatique. Des formateurs sont à votre disposition pour : Aider, accompagner, faire le point de vos connaissances dans domaine des savoir de base : lecture, écriture, calcul. Nombreuses contraintes Le budget primitif 2007 du Conseil Général doit tenir compte de nombreuses contraintes, voire d'incertitudes quant aux recettes provenant de l'Etat. D'une année sur l'autre, la tendance se confirme malheureusement : un département comme la Creuse voit ses marges de manoeuvre sans cesse rognées par des décisions qui lui échappent. Rappelons que l'Assemblée départementale, lors du débat d'orientations budgétaires, s'était entendu expliquer par le Cabinet Klopfer, invité à analyser la situation financière du Département, qu'une augmentation de 10 points de la fiscalité serait un minimum, pour faire face aux charges nouvelles qui lui incombent. Pour parvenir à contenir l'effort fiscal en deçà de ce seuil tout en préservant sa capacité à agir pour le développement du territoire, le Conseil Général a dû faire de réels efforts de resserrement d'un certain nombre de dépenses de fonctionnement. Cela étant, si 2007 ne donnera pas lieu à de nouveaux transferts de compétences de l'Etat vers les départements, cette année verra bel et bien la poursuite de la décentralisation, avec le transfert des TOS (techniciens et ouvriers de service des collèges) et des personnels de l'Equipement. Ces nouvelles charges seront compensées par l'Etat, mais dans des conditions "a minima". Dépenses induites et faibles compensations La concrétisation sur le terrain de la décentralisation, c'est un tas de dépenses de fonctionnement induites, liées à la nécessaire réorganisation d'une collectivité qui sera passée, de 2001 à 2007, de 450 à plus de 1.000 agents. A cette révolution douce mais forcément coûteuse, il faut ajouter les différentes mesures nationales qui pèsent fortement sur les finances départementales, comme la réforme de la taxe professionnelle qui, selon les premières estimations, devrait priver le Département d'environ 800.000 euros. Outre le financement de l'APA, don't compensation se dégrade d'année en année (près de 1 million d'euros de recettes en moins cette année), il y a maintenant celui de la nouvelle prestation de compensation émanant de la loi sur le Handicap. Ajouter le coût du RMI, ainsi que l'évolution sans cesse croissante de la contribution départementale au fonctionnement du SDIS. Or, c'est un peu dans tous ces domaines que les recettes ne sont pas exactement ce qu'elles devraient être. Dans ces conditions, l'évolution du budget, 180 millions en 2007, soit +5,3% par rapport à 2006, ne traduit pas de nouvelles marges de manoeuvre , au contraire. En dépit d'un effort réel pour maîtriser les dépenses de personnel + 5% au compte administratif 2005 contre + 7% au plan national, le budget de fonctionnement augmente de 8 millions d'euros entre 2006 et 2007, pour s'établir à 138,2 millions d'euros. L'action sociale (68 millions d'euros) absorbe à elle seule 6,5 des 8 millions de croissance de ce budget de fonctionnement, avec de nouvelles dépenses sur tous les chapitres : enfance et famille, personnes dépendantes âgées ou handicapées, insertion. Dans ces conditions, c'est un petit miracle que d'avoir réussi à augmenter un peu le budget investissement, c'est-à-dire l'influence du Département sur les aménagements porteurs d'avenir : 42,4 millions d'euros, contre 41,3 millions en 2006. Pour parvenir à l'équilibre de ce budget 2007, l'Assemblée départementale a donc dû recourir à la fiscalité. Si l'évolution des taux a pu être contenue en deça de 10% (9,8), c'est grâce à un effort de rigueur sur de nombreux chapitres et par le recours à une enveloppe d'emprunt plus importante. Incendie et secours : dépenses en hausse. Si l'Etat exerce son autorité sur le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) pour tout ce qui concerne le champ opérationnel et les missions de prévention, le financement de ce service indispensable à la sécurité de la population provient des cotisations des collectivités du département : le Conseil Général pour moitié, l'ensemble des communes et des communautés de communes pour l'autre moitié. Pour 2007, la part départementale s'élève à 4,25 millions d'euros, en augmentation de 7,55% par rapport à 2006. La continuité du plan pluriannuel initié en 2001 - croissance régulière des budgets supérieure à l'inflation - a permis au SDIS d'accentuer le renouvellement de son parc de véhicules et de porter un effort particulier en matière de formation des personnels d'intervention. Cet effort sera poursuivi cette année mais dans une moindre mesure, compte tenu du financement de la PFR (Prestation de Fidélisation et de Reconnaissance), pour lequel le SDIS se voit confronté au paiement de deux années de cotisation (2006 et 2007), soit 620.000 euros environ. Aucune pause n'étant envisagée dans les prévisions de dépenses des années à venir, le prix de la sécurité des Creusois fera l'objet d'un examen particulier dans le cadre d'un conventionnement pluriannuel d'objectifs et de moyens entre le SDIS et de Département. Cette convention sera prochainement soumise à l'examen de l'Assemblée départementale. Metting à Cressat avec le député Jean Auclair Il a le moral. Il a aussi sa vision de la situation politique au niveau local et national. Il a tenu son traditionnel meeting devant ses sympathisants venus une nouvelle fois en masse au rendez-vous. Eric Raoult, vice-président de l'Assemblée Nationale était invité. Jean Auclair a déclaré : "En ce qui conserne la Creuse, je ne serai pas cruel, je ne vais pas tirer à boulets rouges sur la majorité socialiste qui dirige le département". "Les sujets ne manquent pas", le député UMP ne s'est donc pas fait prier pour en évoquer quelques-uns. Charité bien ordonnée commençant par soi-même, le député n'a pas manqué non plus d'égratigner quelques "mesures" prises par "ce gouvernement qui n'écoute pas assez les élus de terrain et s'enferme dans des décisions technocratiques absurdes telles que la suppression du Lundi de Pentecôte ou encore dernièrement une mesure prise en catimini qui vise à restreindre les vide greniers qui animent pourtant nos bourgs à la satisfaction générale". Je suis hyper motivé par la rentrée parlementaire qui se profile. Il est grand temps d'adopter une ligne de conduite en total rupture avec cet immobilisme. Pour y parvenir, il est indispensable de parler franchement aux Français. Et d'évoquer alors ses récentes prises de position contre les PV trop nombreux (au point de créer un comité de surveillance de la gendarmerie sur le département). La France qui travaille doit être reconnue. Le nombre de chômeurs a doublé en 25 ans, nous devons ouvrir les yeux, regarder chez nos voisins. Guy Bodequin Programme Départemental de l'Insertion En organisant les Assises de l'Insertion sociale et professionnelle, le 27 septembre, le Conseil Général a ouvert une vaste réflexion destinée à préparer le prochain programme départemental de l'insertion, qui guidera l'action de la collectivité jusqu'en 2007. C'est encore et toujours l'esprit des "Rencontres pour la Creuse" (2001 et 2003) qui guide l'action du Conseil Général, l'esprit de la concertation. Il s'impose d'autant plus quand la collectivité départementale est confrontée à des sujets aussi sensibles que l'insertion, qui plus est dans une période où, malheureusement, les rangs des Rmistes grossissent. C'est donc tout naturellement que le Conseil Général a invité l'ensemble des professionnels de l'insertion, mais aussi des acteurs locaux de terrain, à participer aux premières Assises de l'insertion sociale et professionnelle. Cette journée du 27 septembre a permis de lancer la préparation du prochain programme départemental de l'insertion (PDI), c'est-à-dire l'ensemble des actions que conduira le Conseil Général avec ses partenaires institutionnels et associatifs, pour toute la période 2005-2007. D'abord, il y a le cadre général dans lequel s'inscrit le PDI, c'est à dire le dispositif du RMI (revenu minimum d'insertion). En effet, le PDI vise une population cible qui est celle des bénéficiaires du RMI. A noter que jusqu'au 1er janvier 2004, le RMI était cogéré par l'Etat et les départements; depuis cette date la totalité du dispositif a été transféré au Conseil Général. Le PDI consiste en la mise en place d'un certain nombre d'actions qui concourent à l'insertion des personnes en difficulté, actions validées et suivies par les services spécialisés du Conseil Général et conduites par des structures associatives partenaires. Ces actions représentent une palette très large de domaines d'intervention très variés. Le PDI comporte, d'une part les aides financières d'urgence attribuées directement par le Conseil Général aux bénéficiaires. D'autre part, il ouvre sur 4 domaines d'intervention où les actions sont financées par le Conseil Général et conduites par des structures associatives intermédiaires : les actions concernant l'accompagnement social autour de la personne, les actions d'insertion par l'activité économique (cela demeure un champ partagé avec l'Etat); les actions concernant le logement et celles concernant la santé. Parce qu'il recouvre des réalités humaines qui sont par nature complexes, le "i" d'insertion, qui a fait si souvent débat, ouvre un champ beaucoup plus large que le seul domaine de l'insertion économique. En tout cas bien plus que le seul "a" d'activité (RMA) par lequel certains auraient voulu le remplacer. Ainsi, le "i" d'insertion nécessite de créer les conditions de l'insertion et un certain nombre d'actions du PDI sont destinées à aider la personne à remplir les conditions d'accès au dispositif (aide à l'alphabétisation, accès à un minimum de soins, à un logement ou à la mobilité indispensable pour se former et retrouver un travail, etc.). De fait, dans un département comme la Creuse où la faiblesse démographique peut facilement conduire à l'isolement, le "i" d'insertion méritait bien d'associer à la réflexion tous les partenaires naturels du Conseil Général. L'exécutif départemental s'installe L'exécutif départemental aborde maintenant une nouvelle étape de la décentralisation
Avec une majorité de 18 voix contre 9 à Gérard Gaudin (UMP), candidat présenté par la droite républicaine, Jean-Jacques Lozach (PS) a été réélu, président du Conseil général de la Creuse. Pour la première fois, ici, depuis plus de dix ans, un président du Conseil général survit à un renouvellement. Le conseiller général de Bourganeuf, élu président en 2001, aura connu un très bon mois, puisqu'il avait été réélu sur son canton le 21 mars, et réélu conseiller général le 28 mars. A l'hôtel des Moneyroux, ce fut encore un scrutin sans surprise. Les premiers mots de Jean-Jacques Lozach ont été pour les membres de la majorité départementale et les électeurs. " Les résultats en Creuse - département où 60 % de l'électorat reconnaît la gauche plurielle comme porteuse d'espoir, contre à peine 50 % il y a deux ans - constituent autant d'encouragements à poursuivre, sur la lancée de mon premier mandat, une politique juste et ambitieuse", a-t-il dit. Il n'a pas oublié le personnel départemental, son professionnalisme et sa capacité à s'adapter à un environnement de plus en plus complexe. Souhaitant la bienvenue aux deux nouveaux élus - Valérie Simonet (UMP) qui, succédent au socialiste André Vénuat sur Auzances, est, à 38 ans, la benjamine de l'assemblée départementale, et Michel Moine (PS), successeur de Jacqueline Defemme-Verdier (PS) sur Aubusson - Jean-Jacques Lozach a énuméré les orientations d'un vaste programme, destiné à "faire entrer la Creuse dans la modernité" et à "insérer le département dans l'espace national et européen", notamment. " Continuité et renouvellement " Le président a assuré : "Continuité et renouvellement caractérisent la composition de notre nouvelle assemblée, comme elles caractériseront notre organisation interne et nos actions futures". Le Conseil général veut anticiper l'acte II de la décentralisation en introduisant de nouvelles références en matière de développement rural, coopération, programmes européens, services publics ou secteur médico-social. Quelques grands chantiers, pour les trois ans à venir : extension du musée de la tapisserie d'Aubusson, aménagement de l'étang des Landes, axe routier est limousin (en partenariat avec la Région), couverture en téléphonie mobile et internet haut débit. Jean-Jacques Lozach rappelle l'Etat à ses responsabilités : les annonces relatives à la mise à 2x2 voies de la RN 145 doivent se matérialiser; les attentes de la population creusoise en ce qui concerne la carte scolaire et les services publics doivent être satisfaites; l'étang des landes doit être classé réserve naturelle et le décret créant le parc naturel régional de Millevaches publié. " La Creuse prendra sa place dans les mobilisations et les exigences des départements ruraux face aux risques de dévitalisation et de fracture territoriale ", a souligné le président du Conseil général. Avant d'aborder une nouvelle étape de la décentralisation qui fera du Département l'administration territoriale la plus importante, il a insisté sur un acteur devenu majeur, au fil des années et des modifications législatives, en matière d'action sociale; " La Creuse a été reconnue pour son efficacité dans la mise en œuvre l'Allocation personnalisée d'autonomie, qui restera une avancée sociale incontestable pour nos aînés dépendants... Ce sera bientôt la compétence du handicap qui sera totalement transférée aux Départements. Enfin, ce sont toutes les aides pour lutter contre la pauvreté qui seront désormais à notre charge ". " Le Département sera l'administration territoriale la plus importante " Cette allocution a été suivie de la détermination de la commission permanente, qui se réunit une fois par mois et assure la continuité de l'action départementale entre deux séances. Elle se compose de 18 membres, 12 de la majorité et 6 de l'opposition. L'exécutif qui en est l'émanation repose également sur sept vice-présidents :
Guy Avizou, 5è vice-président (culture, patrimoine, citoyenneté, démocratie locale);
En raison du retrait de la vice-présidente de Guy Moutaud et de l'absence d'André Vénuat, Eric Jeansannetas et Philippe Breuil monte en vice-président. "Du sang neuf", murmurait-on, dans les rangs d'une assemblée bon enfant. Bernard Laborde, Jacky Guillon et Guy Avizou gagne un rang. La prochaine séance plénière du conseil général aura lieu lundi 19 avril, à 9h15.
|